Les écologistes d'Europe-Ecologie avaient de sacrés atouts que le PS n'avait pas : une union sans états d'âmes et un programme avant-gardiste et radical. Mais ce n'est pas tout...

Sur l'image...

Europe-Ecologie a mis en avant des leaders charismatiques et médiatiques (Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly), que certains ont qualifiés de "people"...

Mais tant que le PS considèrera qu'être audible est une honte, il restera inaudible ! 

Or Cohn-Bendit et Joly ne peuvent pas être réduit au rang de simples "personnalités", car ils ont aussi un discours politique clair et cohérent (voir le programme d'Europe-Ecologie).

Les français, qui n'ont souvent pas d'idéologie précise et définitive, ont privilégié les partis "qui savent où ils vont", avec un leadership fort (Europe-Ecologie et UMP).

Sur la campagne... .

Le PS français était tellement fier du programme socialiste européen (le manifesto)... qu'il a produit son propre texte, histoire de rassurer son aile gauche qu'il n'a pas viré "social-démocrate".

Le résultat, c'est deux lignes politiques dépassées et incohérentes.

Quel dommage que les socialistes européens n'aient pas su revoir leur "manifesto", pour en faire en texte novateur, dont nous aurions tous été fiers !

Quand Ségolène Royal a proposé de fonder "les Etats-Unis d'Europe" (discours de Rezé), cette idée énorme (bonne ou mauvaise !) n'a surtout pas été au centre des débats.

Car par peur de froisser tel ou tel courant du PS, on a préféré ne rien proposer d'audacieux... et se contenter de miser sur le "vote de mécontentement", comme quand on a gagné la quasi-totalité des Régions en 2005.

Sur les élus et les militants... .

Europe Ecologie et les Verts se sont largement ouvert au monde associatif et aux sympathisants.

Le rassemblement des écologistes n’a pas craint de se transformer en "parti de supporters" à l’américaine, concept largement dénigré lors du Congrès de Reims et que le succès d'Obama a réhabilité.

Au PS, on attend toujours la grande campagne d’adhésion populaire, avec de faibles cotisations et des activités attractives pour ceux que la politique intéresse mais qui ne peuvent ou ne souhaitent pas être cantonnés au rôle de "colleur d'affiches".

Pour l'instant, le PS n'est pas un parti de supporters... mais il n'est pas non plus un parti de militants, n'en déplaise à Martine.

Le PS est un parti d'élus locaux et de supporters d'élus locaux. Et ce n'est ni avec les uns, ni avec les autres, qu'on gagnera une quelconque élection nationale ou européenne !